THE GREAT DISASTER

Patrick Kermann | Cie le bruit des hommes| Les 22, 23 & 24 MARS 2018

The great Disaster de Patrick Kermann | Cie le bruit des hommes

17/18, Théâtre

Présentation |

Giovanni Pastore est un berger des montagnes du Frioul en Italie.
A l’âge de 20 ans, il quitte sa mamma, son village avec sa fontaine dans laquelle s’est noyée sa grand-mère, le souvenir de son premier amour Cécilia, la misère.
Il part chercher une vie meilleure au-delà des montagnes, au-delà de l’océan. Pendant quinze ans, il parcourra les routes de l’Europe de l’Ouest pour tenter de s’embarquer sur un navire à destination des USA .
Saunier à Aigues Mortes en France, chassé par la haine de l’étranger,
ouvrier agricole en Suisse, puis à Munich.
D’Hambourg il revient vers Cherbourg où il embarque comme travailleur clandestin à bord du Titanic qui s’apprête à effectuer sa première traversée de l’Atlantique.
Le voilà plongeur devant laver chaque jour 3177 petites cuillères.
Et depuis le 14 avril 1912, à 23 h 40, il raconte,
la rencontre avec l’iceberg, le désastre, la catastrophe.
Il raconte sa vie, ses espoirs, son unique amour.
Il raconte la prouesse technique qu’est ce superbe paquebot «qui ne peut pas couler», le travail à bord selon les principes du taylorisme naissant.
Il raconte les inégalités sociales, le luxe inouï des premières classes, les espoirs des troisièmes classes qui espèrent trouver aux « States » la terre promise des miséreux sans travail.

C’est une nouvelle Odyssée, une odyssée de l’exil. De tous les exils.
C’est une légende venue du fond de la mer, une chanson de marins et de vaisseaux fantômes. C’est une bouteille à la mer jetée dans l’océan de l’oubli et de l’indifférence. E va la nave va.

Parole de metteur en scène |

Un homme nous apparaît. Il a jadis sombré au fond de l’océan. Travailleur clandestin engagé sur le Titanic, il n’a pas été comptabilisé parmi les victimes. Il a sombré dans le néant, sans trace, sans sépulture.
Le théâtre est le lieu où il peut revenir pour nous dire, nous parler et dans le chaos de sa tête brisée, traversé par toutes les voix qui l’accompagnent, il joue avec une énergie jubilatoire à reconstituer les morceaux disséminés de sa mémoire.
Car il y a une catastrophe pire que la mort, c’est la « disparition ».
Il abolit les frontières spatiales et temporelles. Il est un naufragé du Titanic et connaît l’existence de la guerre de 14-18 et de la Seconde Guerre mondiale.
Il fait naître et vibrer un chant intime et collectif du fond de la mer qui brise la diffculté de dire et qui libère les voix de ceux qui ont été exclus et exploités , un chant plein « d’une grande joyeuseté et d’une formidable gaieté »
Sa voix, ces voix ont juste besoin d’une écoute attentive….pour échapper, encore et encore au naufrage, à l’oubli….

Jeudi 22 MARS | 20h30
Vendredi 23 MARS | 20h30
Samedi 24 MARS | 20h30

Tarifs | 12, 8 & 5€

 

 

 

 

 

 

 

Dates Les 22, 23 & 24 mars
Durée 


Un texte de :
Patrick Kermann
Mise en scène :
Yves Borrini
Avec :
Didier Bourguignon
Lumières :
Pierre Vigna