La leçon

Eugène Ionesco | Cie L'Exploitation Théâtre | Du 16 au 19 NOVEMBRE 2017

La Leçon de Eugene Ionesco | Cie l’Exploitation Théâtre

En ce moment, 17/18, Théâtre

Présentation |

Une élève se rend chez un professeur pour une leçon particulière afin de préparer son doctorat total. Elle est reçu par la bonne et s’installe. Quand le professeur arrive il a l’air effacé, peu sûre de lui et à beaucoup de mal à contenir l’énergie de la jeune fille. Plus la leçon va s’approfondir, plus l’enseignant va gagner en assurance, en force et en folie contrairement à l’élève qui va progressivement s’éteindre. La bonne n’aura de cesse de prévenir des dangers du surmenage. Effectivement, dans un excès de démence le maître finira par tuer l’élève.

On sonne une nouvelle fois à la porte, une nouvelle élève est là…

Note d’intention |

À travers l’ensemble de son oeuvre, Ionesco s’amuse à déconstruire, décaler, torturer le langage afin de mettre en lumière les points de rupture entre la pensée et le discours logique. Dans La Leçon, Le Professeur, de par son statut, détient le pouvoir des mots. En maintenant l’illusion d’être celui qui sait, il peut asseoir son autorité sur l’élève.

Dans cette pièce, une jeune élève enthousiaste et naïve se rend à un cours particulier, se retrouve face à un professeur dément et manipulateur, qui exercera son pouvoir sur ce jeune esprit jusqu’à le détruire littéralement. Là où, dans le texte initial, le langage était une « arme d’endoctrinement massive », nous le couplerons ici à la puissance et la perversité des images.

Le choix de cette pièce aux allures de farce sombre, grinçante et violente, nous ouvre alors les portes d’une mise en scène outrancière : transformations physiques des acteurs, cascades et utilisation des outils actuels : vidéoprojections, musique live… Les changements de lumières modèleront l’image, afin de conditionner le spectateur dans son émotion et son ressenti, par des mécanismes qui pourraient s’assimiler à ceux de la publicité, des films à grand succès, des feuilletons américains… Pris au piège d’une saturation visuelle, il est incité à prendre de la distance, à s’extraire du visible, pour porter un autre regard et entrevoir l’image de son emprisonnement.

Notre vision des personnages principaux s’inscrit dans une esthétique hollywoodienne : un professeur charismatique comme un vampire, une élève aguichante, parfaite égérie de la pornocratie. Le personnage de la Bonne est quant à lui dans une posture ambiguë, pas vraiment personnage, pas vraiment spectateur. Elle collabore pleinement au meurtre, malgré ses mises en gardes. Elle nous renvoie ainsi à notre propre positionnement. Elle est le lien entre la fiction et les spectateurs. Et si nous, spectateurs, étions en train de participer au meurtre ?

Le rire, l’étrangeté et l’exubérance seront les armes de cette leçon.

Sylvain Eymard

 



La Cie
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La Compagnie L’Exploitation Théâtre est une troupe de théâtre, basée sur Aix-en-Provence (initialement sur Marseille). Elle fut fondée en 2008 à l’initiative de deux comédiens et metteurs en scènes : Jesshuan Diné et Sylvain Eymard.
Elle met son énergie à créer des spectacles tout public, à dépasser le divertissement en faisant appel à l’imagination et à la réflexion, et à garder un lien fort avec le tissu social, notamment par la mise en place de projets de sensibilisation autour de ses créations.
Elle œuvre pour un théâtre direct et sans détours qui suscite, éveille, réveille les consciences.
Elle défend l’idée d’un théâtre dramatique sans prétention, où le spectateur est au cœur du processus de créativité. C’est par l’émotion qui le traverse, naissante du « ici et maintenant », de la magie de la représentation, que le spectateur peut trouver ses propres réponses aux paradoxes que soulève son quotidien, aux questions que soulève sa condition humaine.
Elle n’est pas limitative. Puisant son inspiration dans les textes classiques, plus contemporains ou dans des matériaux neufs ou encore insondés. La compagnie refuse tout « corporatisme » liée à son travail et son esthétique d’un projet à l’autre, revendiquant avant tout la sincérité du propos défendu dans l’écriture initiale.

Précédentes créations et propositions artistiques :
2015 : Surface, de Jesshuan Dine. Projection d’un storyboard du projet.
2014 : Lorenzaccio, d’après Alfred de Musset.
Résidences Théâtre Toursky (Marseille), La Distillerie (Aubagne). Création Les Argonautes (Marseille), Théâtre 108 (Aix-en-Provence). Avec le soutien de la Ville d’Aix-en-Provence. Tournée du spectacle dans les lycées de la région.
2013 : Puzzle, de Jesshuan Dine. Lecture mise en forme. 2012 : Rouge, Noir et Ignorant, d’Edward Bond.
Résidences Théâtre La Minoterie (Marseille), Les Argonautes (Marseille). Festival d’Avignon OFF 2012. Soutien du Conseil Général 13.
2010 : Wanted Clown, de et par Jesshuan Diné et Sylvain Eymard. Festival d’Aurillac 2011

 

Jeudi 16 NOVEMBRE | 20h30
Vendredi 17 NOVEMBRE | 20h30
Samedi 18 NOVEMBRE | 20h30
Dimanche 19 NOVEMBRE | 17h00

Plein tarif | 12€
Chômeur, étudiant | 8€
Adhérent, RSA | 5€


 

 

 

 

 

Dates Du 16 au 19 Novembre 2017
Durée 1h15


La Cie L’exploitation Théâtre

Texte :
Eugène Ionesco
Mise en scène :
Sylvain Eymard
Assistant à la mise en scène :
Jesshuan Diné
Scénographie :
Jesshuan Diné
Sylvain Eymard

Avec :
Sophie Troise
Jean-Baptiste Marlot 
Jesshuan Diné 
Sylvain Eymard