L'HOMME JASMIN

Unica Zürn | Cie Rhizome | Du 17 au 20 MAI 2018

L’homme Jasmin de Unica Zürn | Cie Rhizome

17/18, Théâtre

Présentation |

« À l’âge de six ans, Unica Zürn se marie en pensée à un homme fantasmé qu’elle appelle l’Homme-Jasmin. Quarante-et-un ans
plus tard elle le rencontre en chair et en os. L’Homme-Jasmin est l’histoire de cette rencontre impossible, du basculement dans la folie qu’elle provoque chez l’auteur, mais aussi de l’élan créatif qu’elle engendre.
Faire acte de création en faisant se rencontrer au plateau la matière papier, une comédienne et le texte d’une artiste schizophrène évoquant sa propre création. Avec le projet L’Homme-Jasmin, la compagnie Rhizome se propose d’interroger le processus créatif, en déplaçant le regard que nous portons sur la folie. Nombreux sont les artistes dont la créativité a été associée à la folie. Artaud, Camille Claudel, Virginia Woolf, Edward Munch, Sylvia Plath, Sarah Kane… Pour n’en citer que quelques-uns. Il ne s’agira pas de faire un spectacle sur la  » folie  » mais plutôt de la questionner dans ce qu’elle aurait de fertile : sa puissance créatrice et poétique.
C’est à un voyage dans le labyrinthe de l’esprit humain que nous souhaitons convier le public.
Réveiller l’imaginaire, transformer notre perception du réel. Convoquer chacun face au lieu de tous les possibles qu’est la page blanche, face à ce temps/espace où l’imaginaire va pouvoir s’incarner. »



Unica Zürn |

Unica Zürn est née en 1916 à Berlin-Grünewald. Elle commence à écrire vers la fin des années quarante et publie de petits récits dans des journaux allemands et suisses. En 1953, elle rencontre Hans Bellmer, artiste surréaliste, et, l’ayant rejoint à Paris, elle s’engage dans une véritable démarche artistique et littéraire.
Bellmer l’encourage entre autres à pratiquer le dessin automatique et l’initie à la composition d’anagrammes. En 1954, les éditions de la galerie Springer à Berlin publient un recueil intitulé Hexentexte (Textes sorcières), soit dix dessins et dix anagrammes.
À Paris, où elle expose à différentes reprises, elle fréquente le milieu surréaliste et rencontre André Breton, Jean Arp, Marcel Duchamp, Max Ernst, Henri Michaux, Man Ray et André Pieyre de Mandiargues.
Le couple Bellmer-Zürn vit dans un relatif dénuement et leur vie est marquée par les multiples internements d’Unica en cliniques psychiatriques. Atteinte de schizophrénie, elle est internée pour la première fois en 1958.
Dans les moments de calme elle poursuit la rédaction de récits plus ou moins autobiographiques commencés en allemand aux alentours de 1957. À partir de septembre 1961, elle est admise dans le service psychiatrique de l’hôpital Sainte-Anne. Henri Michaux lui apporte encre, pinceaux, papier et l’encourage à continuer à dessiner et à écrire.
En 1965 elle entreprend la rédaction de l’Homme-Jasmin, Impressions d’une malade mentale qui deviendra avec Sombre printemps l’un de ses textes les plus connus.
Dans les dernières années de sa vie Unica est internée à plusieurs reprises et, le 19 octobre 1970, alors qu’une permission de sortie de cinq jours lui est autorisée pour réorganiser sa vie, elle se jette par la fenêtre de l’appartement qu’elle occupait avec Bellmer. Une façon de mettre fin à ses jours qui apparaissait déjà comme une récurrence dans ses récits.



La Cie Rhizome
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Fondée en 2009 à Avignon par Valérie Paüs, formée aux CNR de la Réunion et d’Avignon après un doctorat en littérature, et Thomas Rousselot, issu de l’ERAC, la compagnie Rhizome est née de leur désir commun de questionner au plateau des écritures fortes et singulières. Singulières par leur forme même, avec des auteurs comme H. Müller et P. Handke, par leur construction dramaturgique, avec C. Bene, D-G Gabily ou H. Barker, ou par la langue qu’elles mettent en jeu, avec R. Walser, R-M. Rilke, D. Harrower ou C. Taros. Un théâtre qui prend pour point de départ le texte. Les textes.

Textes dramatiques, poèmes, ou adaptations de romans, dans leur intégralité ou mis en confrontation avec d’autres fragments au travers de montages.
Des chantiers, des esquisses, des lectures publiques, des exercices dramaturgiques, des ten-tatives.
Un théâtre d’acteurs, nourri de multiples expériences de transmission artistique auprès de publics divers et qui croirait encore aux vertus d’un engagement physique assumé du verbe sur les plateaux. Un théâtre qui souhaiterait donner voix à ces paroles étouffées, tues, empêchées, indicibles, qui traversent chacune et chacun sans pour autant trouver sa chambre d’échos. Et pour cela faire appel à des auteurs dont la démarche d’écriture comporte la double di mension du poétique et du politique.
L’écriture d’un Carmelo Bene, avec son Richard III où il s’agissait de mettre en évidence la lutte de pouvoir entre le féminin et le masculin. Un montage de textes qui s’employait à cons-truire une Penthésilée contemporaine. De multiples expériences, pédagogiques et scéniques, autour de l’entrée dramatique de Gaspard Hauser dans le monde des hommes. Une recherche sur les figures de Blanche-Neige et aussi de la Reine en traversant les diverses réécritures du conte, de Grimm à Elfriede Jelinek en passant par Howard Barker, Robert Walser ou encore Bettelheim. L’exploration d’un processus de travail sur la durée à travers la pièce Des couteaux dans les poules, de David Harrower, où une jeune femme mue par une soif de saisir le monde dans ce qu’il aurait de poétique et sacré tente de s’accoucher en tant qu’auteure de sa propre existence.
La dynamique de la compagnie repose sur l’alternance des propositions artistiques de ses fondateurs, le projet de l’un répondant ou faisant écho au projet de l’autre, dans un dialogue créatif où se questionne aussi l’opposition féminin/masculin.

 

 

 

Jeudi 17 MAI | 20h30
Vendredi 18 MAI | 20h30
Samedi 19 MAI | 20h30
Dimanche 20 MAI | 17h00

 

 

 

 

 

 

 

 

Dates Du 17 au 20 mai 2017
Durée 


Un projet de la Compagnie Rhizome

Un texte de :
Unica Zürn
Adaptation et mise en scène :
Valérie Paüs
Assistant à la mise en scène :
Thomas Rousselot

Avec Claire Calvi

Vidéo et lumières :
Michèle Milivojevic
Vidéo et son :
Stéphane Morisse
Création graphique :
Yasmine Blum

Avec le soutien du
Département du Vaucluse,

de La Fabrique Mimont,
du Théâtre des Carmes,

Théâtre des Doms,
du Centre Européen de la Poésie

du Théâtre des Halles d’Avignon
et de Viens Voir! À Tavel
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